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L'insertion par l'emploi
CrÉÉs en 1989, les Ateliers des Restos du CŒur sont aujourd’hui une centaine sur toute la France.
> Les jardins d’Angers

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Les Ateliers-Chantiers d’Insertion (ACI)

Les chantiers d’insertion – entrepôts départementaux, Jardins et Ateliers des Restos du Cœur – accueillent des personnes en voie de réinsertion. Généralement employées et accompagnées en contrats aidés (contrat d’insertion financé en majorité par l’État), elles sont encadrées par une équipe de professionnels et de bénévoles.

Ces contrats aidés sont d’excellents outils de réinsertion car ils permettent d’épauler pendant plusieurs mois les personnes qui cherchent à s’en sortir. Or l’on sait combien il est dur de se mettre au travail quand on n’a pas ou plus exercé depuis longtemps.

Ces Ateliers et Chantiers d’Insertion (ACI) servent essentiellement à redonner l’envie et les possibilités d’une vraie réinsertion : recréer des liens sociaux, rompre la solitude, avoir un objectif dans la journée quand on se lève le matin, réapprendre des horaires et des engagements.

Les bénévoles, les encadrants et les salariés en contrats aidés définissent ensemble un projet professionnel. Il s’agit surtout de les préparer à la fin de leur contrat. Dans ce but, pour garantir des emplois durables, les Restos signent des partenariats avec des entreprises. Une réponse spécifique est également donnée par “Les Petites Ruches” du Coeur. Ainsi, à Agen, à Blois ou à Dreux, on propose aux particuliers des services, rémunérés et déclarés, de jardinage, de ménage, de tapisserie, de peinture, etc.

En moyenne, un tiers des salariés en insertion trouve un CDD ou un CDI à la sortie de l’ACI, un tiers poursuit une formation complémentaire ou signe un contrat aidé dans une autre structure, un tiers n’a pas de débouché concret.

Les Jardins des Restos

Les premiers Jardins des Restos du Cœur ont été créés dans la région nantaise en 1991. Actuellement, plus de 100 jardins sont en activité sur toute la France.

Environ la moitié bénéficie du statut officiel d’Ateliers et Chantiers d’Insertion. Donnés ou loués pour un euro symbolique par les communes ou des particuliers, leur surface est en moyenne d’un hectare.

En région parisienne, le premier a été ouvert à Montreuil-sous-Bois en 2001. Les fruits ou légumes cultivés dans les Jardins approvisionnent les centres de distribution alimentaire. La production d’un jardin moyen permet d’approvisionner en légumes verts une centaine de personnes pendant 90 à 100 jours. Certains Jardins se sont spécialisés dans la production de fleurs, d’autres exploitent des ruches.

Les jardiniers réapprennent les gestes et les habitudes du travail dans un environnement moins contraignant que celui de l’entreprise : vie en plein air, travail en équipe sur des parcelles collectives, encadrement technique et social, exigence de qualité de production…

Les résultats visibles du travail effectué, l’acquisition d’un savoir-faire sécurise et valorise les participants. De plus, semer, soigner, récolter pour les autres, donne à ceux qui y travaillent un fort sentiment d’utilité sociale. À l’issue de ce stage, bon nombre d’entre eux trouvent un emploi chez des horticulteurs, ou dans d’autres domaines (caristes, chauffeurs, etc.)

Les ateliers d’insertion

Créés en 1989, les Ateliers des Restos du Cœur sont aujourd’hui une centaine sur toute la France.

On les classe en 3 catégories :

  • > Les ateliers d’activité liés à la vie quotidienne : structures légères, qui ne fonctionnent que quelques demi-journées par semaine, et dont les encadrants sont généralement bénévoles. Les personnes accueillies y viennent guidées par des motivations ou des goûts personnels : même s’ils peuvent y acquérir une formation, ils ne sont pas suivis par l’ANPE et n’ont pas obligation de suivre une formation par ailleurs.
  • Exemples d’activités de ces ateliers : initiation à la couture, confection de costumes de théâtre, cuisine quotidienne…

  • > Les ateliers légers, plus nombreux, faciles à mettre en œuvre et à gérer, présentent des activités très diversifiées : réparation de vélos, réhabilitation de logements (en commençant par ceux des personnes en difficulté), nettoyage de bords de rivière, de forêts, fabrication d’abris de jardins, cuisine professionnelle…
  • > Les ateliers lourds, à gros budgets et effectifs importants de salariés en contrats aidés (30 à 40 personnes, quelquefois 70). Equipés de matériel et d’outillage professionnels, ils œuvrent dans la mécanique, la menuiserie, l’imprimerie… Ils sont appréciés par les services publics et les collectivités locales et présentent un taux de sortie vers l’emploi important.

Quelques exemples :

Les ateliers de Saint-Brieuc ont fabriqué des meubles qui ont servi à la résidence sociale des Restos à Paris.
L’atelier de Clermont fabrique les rayonnages pour mettre en place les produits alimentaires dans les centres de distribution.
Les confitures confectionnées à Valence sont distribuées dans les autres départements.
L’imprimerie de Laon produit une grande partie des documents et brochures de l’association.
Les ateliers de rénovations d’ordinateurs (Vendée, Drôme et Yvelines) rénovent des milliers d’ordinateurs qui sont ensuite redistribués dans les centres Restos. Ainsi, de nombreuses personnes en difficulté peuvent avoir accès aux nouvelles technologies et s’initier à l’informatique…