84% des personnes accueillies aux Restos du Cœur ont moins de 50 ans.
Les personnes isolées (42%) et les familles monoparentales (26%) sont les deux typologies de ménages majoritaires au sein de l’ensemble des familles accueillies.
Même si plus de 59 % des familles accueillies ont un logement, cela ne garantit pas salubrité de celui-ci. Par ailleurs, plus d’un tiers des familles accueillies sont confrontées à des difficultés de logement : 15% n’ont pas de logement personnel, 11% se trouvent en logement précaire, 4% sont sans abris. Cette situation de mal logement concerne au moins un tiers des enfants accueillis aux Restos.
En termes de ressources, la situation de pauvreté est sans appel : 18% des ménages n’ont aucune ressource avant même de payer leur loyer et 22% après s’être acquittés de leurs charges. La moitié des personnes accueillies aux Restos du Cœur vit avec moins de la moitié du seuil de pauvreté, établi à 531 euros par l’INSEE (2018).
La crise actuelle a des conséquences terribles pour les plus démunis, car elle fait ressurgir des inégalités et en créent de nouvelles.
Cette crise a touché toute la population mais certaines catégories plus durement que d’autres. Elle a en effet, renforcé la précarité des personnes vulnérables mais également fait basculer dans la précarité des personnes qui sans cette crise n’aurait pas eu besoin de venir aux Restos du Cœur.
A la crise sanitaire s’en suivra une crise sociale durable, nous devons y faire face ensemble.