Zoom sur… Lisa Petit, Chargée de projets chez Stop Hunger
Avec son diplôme d’ingénieure agronome en poche, et une spécialisation nutrition à AgroParis Tech, Lisa Petit, 24 ans, a choisi très vite de s’engager dans la lutte contre la précarité alimentaire. Salariée du groupe Sodexo, au sein de la Fondation Stop Hunger, elle a pu bénéficier d’un mécénat de compétences avec les Restos du Cœur pour mener à bien son projet.
Comment votre mécénat de compétences a-t-il été mis en place ?
Dès la fin de mes études, en 2025, j’ai voulu me rapprocher des questions de nutrition chez les humains. J’ai fait mon stage de fin d’études chez Stop Hunger, le réseau philanthropique créé par Sodexo en 1996 pour lutter contre la faim dans le monde, et qui travaille d’ailleurs depuis plus de 20 ans avec les Restos du Cœur. Au terme de mon stage, en septembre 2025, on m’a proposé un poste en CDI au sein de la Fondation, et c’est là que j’ai pu demander à faire un mécénat de compétences.
Découvrir le mécénat de compétences
Pourquoi avoir choisi les Restos du Cœur ?
Mon stage de fin d’études consistait à réfléchir à un plan d’action pour la récupération des surplus alimentaires au niveau des cantines scolaires, des hôpitaux et des entreprises, pour les Restos du Cœur ou la Banque alimentaire. Dès que j’ai été embauchée chez Stop Hunger, en octobre dernier, j’ai continué logiquement à travailler sur ces projets de récupération alimentaire, mais aussi sur le développement des dons et des collectes. Mais je voulais m’investir davantage dans une association, et cela a été possible dans le cadre du mécénat de compétences aux Restos du Coeur.
En quoi consiste votre mission et comment l’exercez-vous ?
Je travaille un jour par semaine au Pôle alimentaire des Restos du Coeur, au siège de l’association et sur le terrain, et le reste du temps chez Stop Hunger, au siège de Sodexo. Pour les Restos je travaille sur l’accompagnement en cuisine, en particulier pour la petite enfance, en préparant et animant des ateliers dans les centres d’accueil. L’objectif est d’utiliser les produits de la distribution et de valoriser les aliments. J’anime des ateliers « petits pots » pour aider les mamans à cuisiner avec les produits frais et des ateliers de cuisine pour adulte. Cela permet à l’équipe d’accompagnement alimentaire de travailler à la création de kit d’atelier pour les bénévoles des centres.
Comment se passe le contact avec les personnes accueillies dans les centres ?
Les ateliers cuisine sont l’occasion de discuter avec les mamans de la diversification alimentaire pour les enfants en fonction de leur âge et de les conseiller sur le « bien manger » en suivant les recettes des diététiciennes. Je suis aidé en cela par ma formation qui m’a permis d’étudier les mille premiers jours de l’enfant pour la diversification alimentaire. J’anime aussi avec les personnes accueillies des tests gustatifs sur les produits donnés par l’Union européenne. Et cela permet d’orienter le choix des produits que l’on reçoit.
Quels enseignements tirez-vous de cette expérience avec les Restos du Cœur ?
Les ateliers cuisines permettent de créer du lien social. C’est très positif et très enrichissant. De fait, en octobre prochain, au terme de mon année de mécénat de compétences, j’aimerais refaire une année avec les Restos du Cœur. Plus tard je repartirai à l’étranger, mais il y a beaucoup à faire au niveau associatif sur la question alimentaire.