Zoom sur… Patrick Poulain, Chef de projets innovation sociale au Groupe Suez

24 juin 2026

Salarié depuis 33 ans au sein du groupe Suez, Patrick Poulain a laissé ses responsabilités de management d’équipes et de projets informatiques pour devenir en 2023 chef de Projets au sein de la Direction Innovation Sociale & Circulaire. Une mission qu’il exerce notamment en partenariat avec les Restos du Cœur.

Nous répondons à une quête de sens de plus en plus forte chez les salariés.

Patrick Poulain, Chef de projets innovation sociale au Groupe Suez

Pourquoi Suez s’est-il engagé dans des actions de solidarité, notamment aux côtés des Restos du Cœur ?

L’impact social et environnemental fait partie de l’ADN du groupe. En complément de la Fondation Suez qui finance des projets d’associations sur l’environnement et la précarité, et de l’association Aquassistance sur des missions humanitaires, nous avons créé une direction Innovation Sociale & Circulaire en 2019. Celle-ci a pour but de maximiser l’impact social et sociétal que l’on peut avoir dans les territoires où le groupe opère. L’une des missions de cette Direction est de favoriser l’engagement des salariés auprès d’associations. C’est le cas avec les Restos du Cœur depuis 3 ans.

 

Comment cela se traduit-il concrètement pour les salariés du groupe ?

En 2023, nous avons créé une charte qui permet aux salariés du groupe de s’engager sous trois formats. D’une part le bénévolat, soit sur leur temps personnel, soit à raison de deux jours par an sur leur temps de travail, avec le crédit-temps solidaire, en choisissant une mission et une association sur la plate-forme Komeet qui en recense des milliers. D’autre part le mécénat de compétences sur une durée de 6 à 12 mois pour les salariés en fin de carrière.

 

Le partenariat avec les Restos du Cœur prend-il la forme d’actions ponctuelles ou d’engagements plus durables ?

Pour l’instant l’essentiel des missions avec les Restos du Cœur portent sur des actions ponctuelles, notamment à l’occasion de la collecte nationale. Au moment où nous avons signé la charte, nous avons voulu organiser des temps forts et les collectes des Restos sont une occasion formidable pour les salariés de faire le premier pas, sur quelques jours et partout en France. Et les Restos, tout le monde connaît ! Nous avions 70 salariés sur la collecte en 2026, et on sera une centaine en 2027.

 

Découvrir le mécénat de compétences

 

Et sur des actions de long terme ?

Nous réfléchissons à des propositions pour aider les Restos sur le long terme. L’an dernier, nous avons commencé à mettre en place un mécénat de compétences avec quelques associations. Cela concerne des salariés à moins de 12 mois de la retraite à taux plein et avec 10 ans d’ancienneté. Les premiers salariés qui ont bénéficié de ce dispositif étaient déjà très engagés, hyper pointus dans leur domaine ou ayant une forte expérience. Mais iI faut que l’association soit éligible (habilitée à accueillir des mécénats de compétences) et qu’elle ait un besoin. Car notre objectif est d’aider l’association, pas de se faire plaisir.

 

Quels retours avez-vous des collaborateurs qui se sont engagés dans des actions solidaires, notamment auprès des Restos du Cœur ?

A travers ces actions solidaires, on répond à une quête de sens de plus en plus forte chez les salariés et en même temps aux besoins des associations. Le retour des salariés engagés sur la collecte des Restos est extrêmement positif, comme le montrent leurs messages sur la plate-forme Komeet : « C’est un petit geste pour une grande cause » ; « Une riche expérience de partage et de solidarité » ; « Solliciter la générosité en direct est un exercice de vérité, on sort de la bulle de son bureau pour se confronter à la réalité » ; « Des échanges brefs mais intenses, des sourires inattendus et une solidarité qui transcende les générations »…

A la quête de sens et au sentiment d’utilité, s’ajoute aussi la fidélisation à l’entreprise. Et pour Suez, avoir des salariés engagés, permet d’améliorer son ancrage local et contribue à donner une image positive de l’entreprise. C’est du gagnant-gagnant !